La formule
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Les entreprises matures se situent généralement entre 40 % et 60 %. Les services publics et le tabac affichent des taux plus élevés car leurs bénéfices sont prévisibles ; les entreprises de croissance sont proches de zéro car le réinvestissement l'emporte sur la distribution. Au-delà de 100 %, l'entreprise verse plus qu'elle n'a gagné, ce qui n'est viable qu'à partir de réserves et seulement temporairement.
Ou cela se complique. Le bénéfice est une donnée comptable et peut être influencé par des dépréciations exceptionnelles. Un taux de distribution de 250 % dû à une seule dépréciation n'est pas la même chose qu'un taux dû à un versement excessif : vérifiez aussi la version basée sur les flux de trésorerie.
Il est plus sûr, pas meilleur. Un taux faible signifie que le dividende est bien protégé et peut croître, mais aussi que vous recevez moins de liquidités — le bon niveau dépend de la capacité de l'entreprise à obtenir un bon rendement sur ce qu'elle conserve.
Tout taux durablement supérieur à 100 % pour une entreprise sans comptabilité inhabituelle. Surveillez un taux qui grimpe année après année : c'est un dividende qui croît plus vite que les bénéfices, ce qui finit par une réduction.
Comment calculer
Le taux de distribution est la part du bénéfice remise aux actionnaires plutôt que conservée dans l'entreprise. C'est l'indicateur le plus clair pour savoir si un dividende a de la marge pour croître, pour survivre, ou ni l'un ni l'autre.
Le taux de rétention en est le miroir, et il compte plus qu'il n'y paraît : les bénéfices mis en réserve financent la croissance sans nouvel emprunt ni nouvelles actions. Une entreprise qui distribue tout doit lever des capitaux en externe pour se développer.